Illustrations d’Anne-Marie Jaccottet.

1996 ‒ 88 pages ‒ 14 x 22 cm

La journée de printemps s’achève,
S’attardant
Où il y a de l’eau.

(Issa)

«Voici des paroles véritablement fées» écrit Philippe Jaccottet en préface de ce recueil de Haïku qu’il a choisis et traduits, en négligeant pour une fois ses scrupules de traducteur pour agir en «traitre amoureux», en poète. Il est vrai que l’âme s’allège inévitablement à la rencontre de ces poèmes, de la nature qui y est reine. «Quelques syllabes extraordinairement libres et légères» forment une musique innocente, capable de faire chuter toutes les cloisons de l’esprit et nous rendre à la tranquillité. Une cohésion surnaturelle avec le monde, déceler les liens «qui unissent les choses et nous unissent à elles», voilà ce qui se joue ici. Seuls ces mots du Japon traditionnel, florissant au fil des saisons, au sommet d’une sensible justesse, peuvent nous ouvrir les portes d’une telle aventure intérieure. Le poète d’A travers un verger nous les restitue de manière magique.

Philippe Jaccottet (1925-2021) est né en Suisse à Moudon. En 1941, il rencontre Gustave Roud qui lui fait découvrir Novalis et Hölderlin. Agé de vingt ans, il voyage en Italie, rencontre Ungaretti, puis en France où il séjourne, à Paris, de 1946 à 1952. Dépassant l’existentialisme comme le surréalisme, Jaccottet instaure un classicisme plus concret. En 1953, il s’établit en Provence à Grignan avec sa femme, peintre, et ses deux enfants, au moment où paraît son premier grand recueil : L’effraie et autres poésies. On lui doit, en marge d’une œuvre poétique abondante, de nombreuses traductions : Ungaretti ou Musil dont il a rendu accessible au lecteur français la quasi-totalité de l’œuvre.

ISBN : 978.2.37792.206.2
  • 30 exemplaires sur Johannot.
    120 euros.
  • Nouvelle édition à sept cents exemplaires sur vélin ivoire en février 2026.
    18 euros.